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Affichage des articles associés au libellé cinéma

Les couleurs dans The Grand Budapest Hotel.

Le film embarque le spectateur dans l’histoire de Monsieur Gustave, concierge du Grand Budapest Hôtel, et d’un jeune porteur, Zéro Mustafa. Ces deux personnages vont se lier d’amitié en se retrouvant mêlés à la disparition d’une peinture, un meurtre et une guerre en cours.  Le film a été fortement apprécié pour ces couleurs agréables et son esthétisme distingué. Nous retrouvons l’histoire même du film dans le choix des couleurs. A premier abord, le Grand Budapest Hôtel paraît féérique avec sa façade rose clair, bleu et blanche. Cela rappelle les couleurs de l’enfance, l’extérieur de l’hôtel paraît idyllique. Quand on pénètre à l’intérieur, l’accueil et les ascenseurs sont peints en rouge vif et le personnel à un uniforme violet. Les couleurs de la façade symbolisent l’innocence et la nostalgie de l’enfance. Nous retrouvons cette nostalgie clairement évoquée par Zéro Mustafa qui raconte son histoire. De plus, cette nostalgie domine la manière dont Zéro...

Her : une histoire noire dans un monde en couleurs

Le dernier film de Spike Jonze, le mari de Sofia Coppola et réalisateur du film Dans la peau de John Malkovitch entre autres, conte l’histoire d’un homme : Théodore Twombly, magnifiquement incarné par Joaquin Phoenix. Divorcé dans un monde futuriste discret, il tombe amoureux de la voix de Samantha : Scarlett Johansson, au travers d’un ordinateur affectif intelligent. Et comme tomber amoureux d’une Siri ultra-développée n’est jamais une bonne idée, nous vous laissons envisager la trame narrative du film (qui est excellent, par ailleurs). Car c’est sur la photographie que nous allons nous focaliser. Même si l’univers futuriste reste en arrière, la façon dont il est retranscrit à l’écran, le jeu sur les couleurs chaudes variant d’un rouge sanguin au rose fuchsia, puis vers un vert pomme pâle ou un jaune doré nous y plonge directement. On pourrait même penser que ces couleurs ne sont que les reflets des pensées du personnage principal, tourmenté dans sa relation mais...

Couleur & Animation

Oskar Fischinger est un animateur expérimental du début du XX ème siècle, ayant réalisé des films abstraits d’animation en volume, tels que Komposition in Blau (1935) ou encore An Optical Poem (1938). Plutôt avant-gardiste dans le domaine de l'animation, Disney lui a d'ailleurs rendu hommage lors d'une séquence du film Fantasia. On pourrait le considérer comme l’inventeur du clip vidéo, ses œuvres étant une réinterprétation en images de morceaux de musique, en couleurs, en mouvement et même parfois en stop motion. Ce qu’il a pu imaginer et faire au cours de sa vie est plutôt indescriptible, c’est pourquoi nous vous proposons de regarder l’œuvre merveilleuse dont nous vous parlions quelques lignes au-dessus, An Optical Poem :  

Le dernier Godard est une Couleur

Jean-Luc Godard, cinéaste que l’on ne présente plus tant il a révolutionné l’histoire du 7 ème art, a de nouveau frappé fort. Son dernier film, Adieu au Langage, est une véritable prouesse technique, exploitant au maximum les capacités de la 3D pour déformer la réalité, troubler les sensations du spectateur. On regrette alors les anciennes lunettes 3D et leur contraste rouge/bleu qui aurait pu poursuivre ce voyage au-delà du réel, au-delà de la salle surtout. Il est d’ailleurs d’autant plus amusant que lors de sa projection au festival de Cannes, la moitié de la salle fut révoltée tandis que l’autre cria au génie. «Godard Forever» diront-ils... Car, mis à part le bombardement philosophique et les différents messages engagés de l’auteur, parfois inaccessibles pour le cinéphile lambda, ne restent que des images aux couleurs contrastées, modifiées par des caméras de plus ou moins bonne qualité mais plongeant dans un véritable mélange d’impressionnisme modern...