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Affichage des articles associés au libellé rayure

Buren vs Gehry

Inaugurée en octobre 2014, la Fondation Louis Vuitton dispose d'un toit composé de 10 voiles de formes et de courbures différentes, soit 3528 panneaux de verre. Ces voiles enveloppent les différents volumes de la fondation, baptisés "iceberg" par l'architecte Frank Gehry, semblables à un voilier déstructuré. "Il y a quantité d'effets de miroirs ici qui ne viennent pas de miroirs mais des vitres. Presque partout, quelque chose se reflète [...] en colorant les voiles, tous ces reflets vont devenir beaucoup plus présents et rendront actives ces glaces "dormantes" qui se profilent un peu partout [...]. Je pense que cela va permettre de se rendre davantage compte de la singularité de cette architecture et de l'apprécier encore plus" dit Daniel Buren au sujet du travail de Gehry. Et voilà Buren à l'assaut du colosse de verre et d'acier, occupé à réaliser un gigantesque vitrail sur les panneaux de verre qu gonflent...

Couleur & bayadère

Les navigateurs portugais découvrent la route des Indes dès le XVe siècle. Dérivé du verbe portugais bailar qui signifie danser, bayadère vient de bailadeira qui désigne, en Inde, une danseuse sacrée ou toute femme dont la profession est de danser pour les dieux devant les temples. Bayadère a d’ailleurs conservé sa variante orthographique balliadère, certes vieillie mais plus proche de son origine lusitanophone. Dès 1638, le mot a été rapporté par les marins portugais dans l’Histoire de la Navigation aux Indes Orientales. Souvent considérée comme un délice exotique, entre danse voluptueuse, luxuriance romantique et sensualité lascive, la bayadère a inspiré fin XIXe siècle un célèbre ballet du répertoire chorégraphique classique, narrant les amours d’un guerrier et d’une esclave bayadère... La rayure, l’air de rien, avec son air de ne pas y toucher, déconstruit la couleur, l’affranchit, lui donne une originalité, un ton d’insouciance et d’exotisme qui n’appartient qu...

Banc de couleurs

Du vandalisme artistique au design industriel, la frontière est parfois mince. Récent exemple en date à Toulouse, un banc public relooké à la station Barrière de Paris a tellement plu au constructeur qu'il a décidé d'inviter le malfaiteur à plancher sur d'autres modèles. Le résultat a été présenté du 22 au 24 novembre au salon des maires à Paris, un meeting important pour le marché du mobilier urbain. Le malfaiteur pourrait bien devenir le bienfaiteur de l'industriel. Il est d'ores et déjà le promoteur reconnu de la couleur en milieu urbain... À l'origine de la forfaiture, Chat maigre, un artiste de la rue à qui l'on doit notamment la décoration de radars en couleurs et l'habillage des cabines d'ascenseurs du métro de Toulouse ligne B en 2008. Et si celui-ci a fondé avec un ami son entreprise de design KLD, ses happenings artistiques gardent la même tonalité. Il ne résiste pas au plaisir ...