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Articles

Affichage des articles du février, 2009

Couleurs de la Valette

Sur les traces de Corto Maltese, sur une île au charme intact, une bouffée d'un coin d'Italie perdu tout près des rives de l'Afrique, où l'on vénère à la fois Jésus et Allah... Un brassage merveilleux de culture, de religion, d'œcuménisme, d'influences et de métissages où toutes les civilisations ont laissé leurs traces. Et partout, au-delà de la gloire passée de siècles prestigieux, un long abandon au soleil, une calme résignation, une longue décrépitude, un sage pourrissement. Seul, l'Ordre de Malte continue à rayonner en tant qu'ONG caritative, agissant contre la lèpre et la faim dans le monde.

Ancienne ocrerie d'Auxerre

L’ocre bourguignonne, vie et mort d’une richesse naturelle.
Le XVIIIe :
Au XVIIIe siècle, la récolte de l'ocre est artisanale : les paysans creusent des trous dans les champs et montent des tas d’ocre que passent acheter, une à deux fois par an, des marchands hollandais. L’ocre était alors traitée en Hollande et revendue en France sous l’appellation «ocre rouge de Hollande».
Vers 1763, Nicolas Croiset (1715-1781), venant de Brienne-le-Château, arrive à Pourrain, situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest d’Auxerre, en Puisaye. Il remarque que les couches d'ocre se divisent en plusieurs lits : au-dessus, l’ocre dite "commune", d’un jaune pâle, puis l’ocre fine, dite "la belle". Les ouvriers travaillent essentiellement avec quelques pioches et bêches. Croiset pense à former de petits pains carrés, plus faciles à transporter. Ses ouvriers pétrissent l’ocre, l’humectent avec de l’eau, l’amollissent et la jettent sur une table. Le séchage et le stockage des p…