Accéder au contenu principal

Noir Kapoor vs bleu Klein

                             

L’actualité de la couleur rapproche 2 artistes contemporains, tout en les opposant radicalement : Anish Kapoor et Yves Klein. 

Le premier, pour un pigment ultra noir, le second pour le fameux pigment outremer que nombre d’architectes ont aujourd’hui l'idée et l'envie d'utiliser dans leurs propres travaux de mise en couleur de leurs architectures, selon une concordance étonnante d’intérêt. 

Or tout oppose les deux approches.

Plus profond que l’outrenoir de Soulages, plus performant que le Super Black de la Nasa, le noir Kapoor absorbe 99,9% de la lumière tandis que le bleu Klein, le plus lumineux de tous les bleus, utilise et renvoie un maximum de lumière. Ces 2 performances s'opposent donc dans les effets recherchés...




Et la polémique enfle parce que Kapoor a négocié les droits exclusifs d’utilisation du Vantablack, se mettant ainsi à dos tout le monde de la création qui sait bien qu'une couleur quelle qu'elle soit, ne peut pas être déposée en tant que telle et qu'il est impossible de se l'approprier en propre. La différence entre les 2 artistes s'affirme encore quand on se souvient que Klein a simplement déposé sa formulation de l'IKB, International Klein Blue, ne revendiquant sa paternité que sur la composition de son liant avec le pigment bleu outremer. Et c'est cette composition qu'Yves Klein a effectivement déposée à l'I.N.P.I. en 1960. Mais rien de plus...

La couleur est décidément ce levier incomparable de communication, de différenciation et de succès. Chez A3DC, on reste serein, on connaît la recette…



Coloration de l’architecture, marketing de la couleur, avantage concurrentiel, optimisation de l’offre colorielle, esprit de gammes, fond de collections, conception de nuanciers, tendances, segmentation, valorisation et personnalisation, pour en savoir plus sur les approches démarquantes et innovantes de la couleur, pour recevoir les notifications mensuelles d’A3DC, un mail à contact@atelier3dcouleur.com et vous serez abonné. Gratuitement, librement, sans engagement.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Couleurs de taxis...

De haut en bas : Madrid, Lisbonne, Istanbul, Barcelone, Prague, New York, Londres, Berlin, Athènes... A l'heure où Paris vient tout juste d'annoncer la couleur-signal de la flotte de taxis choisie après concertation pour la capitale, résultat d'un vaste débat entre services de l'État, compagnies de taxis et exploitants privés, un petit tour du monde des couleurs de taxis dans les principales capitales n'est pas sans utilité, tant l'image du taxi est liée à l'imaginaire de sa ville. Internationalement, le jaune, choisie pour sa valeur signal, y est majoritairement prépondérant. Comment imaginer autrement les taxis new-yorkais lorsque leur impact visuel fait partie de notre culture, de notre souvenir de la ville, du cliché véhiculé par le cinéma ou la télévision ? Paris vient de tomber d'accord sur un toit noir identitaire et on reconnaîtra à la France le bel alignement de son parc de taxis parisiens sur l'archi-classique noir londonien, parfaitement s...

Couleur du mois : couleur de Père Noël

  La Légende de l’évêque Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l'hospitalité à un boucher. Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir. Sept ans plus tard, Saint Nicolas, passant par là, demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans. Terrorisé le boucher prit la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie. Cette légende est à l'origine d'une célèbre chansonnette : "Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs..." Nicolas de Bari est un évêque de l'empire d'Orient renommé pour sa Charité et sa Foi combative. Plus connu sous le nom de Saint-Nicolas, il est évêque protecteur de la ville grecque de Myre, aux confins de l'actuelle Turquie, au 4e siècle après Jésus-Christ. De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des ...

Le bleu, l'architecture et l'Alsace

Trente ans après le concept de Géographie de la couleur© de Jean-Philippe Lenclos qui établissait le constat des couleurs dans l'architecture traditionnelle des provinces françaises, il est intéressant de prendre en compte les dérives constatées aujourd'hui en matière de coloration des façades. Autrefois, douces et subtiles, liées à la qualité des matériaux locaux, des pigments naturels, des sulfates de fer, du bleu de méthylène, du bleu de cobalt... voire du bleu de lessive, les façades des maisons alsaciennes présentaient des colorations fugaces, douces, patinées car estompables avec le temps. Les façades sont aujourd'hui toujours plus colorées, tant en ville que dans les villages, principalement à cause des nouvelles solutions techniques apportées par les produits industrielles, peintures et enduits. Le phénomène est intéressant car il est général et l'œil avisé saura reconnaître partout cette volonté de toujours plus de couleur, au détriment du charme, de la patine ...